Da Le Monde del 02/08/2005
Originale su http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-677265@51-631158,0.html

Nouveaux affrontements au Soudan et risque de déstabilisation régionale

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Trois jours après la mort de John Garang, le premier vice-président soudanais, des émeutes continuaient, mardi 2 août, à secouer le quartier où il avait vécu à Khartoum. Les forces de sécurité ont réussi à reprendre le contrôle du centre de la capitale soudanaise après les émeutes déclenchées lundi et qui ont fait quarante-deux tués selon un bilan officiel.

Mais des affrontements ont eu lieu à Haj Youssef, banlieue est de la capitale, où les habitants à majorité sudistes continuaient de laisser libre cours à leur colère contre ce qu'ils considèrent comme"l'assassinat" de Garang, selon la radio.


PEUR POUR LA STABILITÉ RÉGIONALE

Dirigeants et médias des pays voisins du Soudan étaient unanimes, mardi, à saluer l'action de John Garang, tout en faisant état de leurs craintes quant à l'avenir de l'accord de paix signé par le dirigeant sudiste. Le processus de paix au Sud-Soudan, qui mis fin à une guerre de vingt et un ans, "était inextricablement lié à la personne du docteur Garang", avait déclaré, lundi, le président kényan, Mwai Kibaki, tout en exhortant la population soudanaise à "ne pas compromettre" l'avenir de la paix. Nairobi a joué un rôle-clé en tant que médiateur entre Khartoum et l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), et en accueillant des dizaines de milliers de réfugiés du sud du Soudan.

C'est également dans la capitale kényane qu'avait été signé, le 9 janvier 2005, un accord de paix global entre Khartoum et la rébellion sudiste, mettant ainsi fin au plus vieux conflit d'Afrique, qui a fait plus d'un million et demi de morts et quatre millions de personnes déplacées. "Le succès du docteur Garang, c'est d'avoir unifié l'opposition du Sud et les mouvements des droits de l'homme, et d'avoir obtenu le statut de symbole international et respecté des aspirations du Sud", écrit le quotidien Daily Nation.

Mais dans un éditorial intitulé "L'Afrique a perdu un grand homme", le journal avertit que "la paix toute neuve au Soudan pourrait être balayée", et appelle au respect et à la mise en œuvre de l'accord signé par Khartoum et les ex-rebelles de M. Garang. "Le Soudan ne peut accorder de plus grand honneur à M. Garang qu'en veillant à ce que ce qu'il a initié perdure, que le Soudan qu'il espérait voie le jour, et que le plus vaste pays africain ne replonge pas dans le chaos", estime également le quotidien The Standard à Nairobi.


D'OUGANDA À LA SOMALIE, DES RÉACTIONS UNANIMES POUR LA PAIX

Nombre de journaux d'Afrique de l'Est voient dans les émeutes meurtrières qui ont éclaté après l'annonce de la mort de M. Garang à Khartoum une raison de s'inquiéter. "Le processus de paix en est toujours à un stade précaire", commente le quotidien ougandais New Vision, dirigé par le "Mouvement" du président Yoweri Museveni. C'est à bord de son hélicoptère que M. Garang a trouvé la mort. "Les Soudanais du Sud ont déjà lancé des émeutes, protestant contre la mort de leur héros", écrit le journal. "Tous les Soudanais, les Africains et la communauté internationale doivent veiller à ce que la mort de M. Garang ne saborde pas la paix", ajoute-t-il.

En Ethiopie, le ministère des affaires étrangères souligne que "sa perte survient à un moment où son rôle et sa stature étaient essentiels pour la consolidation de la paix au Soudan et le progrès du processus de réconciliation nationale dans le pays".

De son côté, le président érythréen, Isaias Afeworki, l'un des principaux alliés de M. Garang, a appelé à rejoindre Asmara dans son "soutien constant (...) à donner une conclusion réussie à l'accord de paix" entre Khartoum et le Sud.

En Tanzanie, où M. Garang a suivi ses études secondaires, le président Benjamin Mkapa a vanté "sa contribution inestimable à l'unification du peuple soudanais et à la recherche de la paix".

A Jowhar, siège provisoire du gouvernement fédéral somalien de transition, le premier ministre, Ali Mohamed Gedi, a présenté ses condoléances et "celles du gouvernement et du peuple de Somalie".

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